Soirée de discussion à la suite du mini-concert donné par GA et ses musiciens le 1er octobre 2005 : ça parle de musique, d’album, des prime, du parcours des uns et des autres, des difficultés du « pendant » et de « l’après », de jolis compliments à GA de la part de Pierre, Emilie, Raphie, Pascal … Extraits ...
FIN du SHOWCASE

GA : Merci beaucoup. C’est fini.
Pierre : c’était génialissime
(on entend des « bravo » « c’est super » « c’est génial » dans le brouhaha)
………..
Raphie (aux élèves) : je vous propose d’aller au château manger un petit bout, avec Mister…on va pouvoir discuter du travail qu’il a fait depuis qu’il est sorti de ce fameux château
(Ga va remercier ses musiciens un par un)
GA (à Marc) : tu t’occupes de ma gratte, tout ça ?
Marc : non, j’vais la casser, j’vais faire un trou dans le jardin et je vais la mettre !
GA : Bon, je viendrai te chercher dans le trou, alors…(rires)
………..
(Pascal attend GA en arrière)
Pascal : ah, ça fait plaisir de te voir !
GA : très content de te voir. Je t’ai vu déjà 2/3 fois à Nice jouer, donc…
Pascal : ah oui ? au Suprême ?
GA :  euh oui, non je ne sais plus dans quel pub c’était, c’était dans un pub…
Pascal : pub ? Ah, en pub, super…
GA : …donc je connais déjà un peu ton univers
Pascal : Bravo ! c’est cool, tu as réussi après la starac, c’est cool. On m’a vachement parlé de ton album et…et t’es le seul de la Star Ac que j’ai remarqué, parce qu’il savait pas danser (rire de GA). J’te jure, je me revois avec ma femme, devant mon poste…
Raphie : si, il nous a fait un Las Ketchup qui était énorme !
Emilie : il dansait aussi sur Paris Latino
Raphie : oui, oui
Pascal : non mais j’avais de la tendresse pour lui, je me disais : p**in mais c’est pas vrai, il galère, il a ce qu’il faut et…
GA : c’était chaud !
Pascal : oui, c’était chaud …et finalement, je me suis dit, je vais pas faire, finalement, comme ça
Raphie : C’est bien, Central Park ça tourne, comme ça, j’aime bien !
Pascal : oui, ça swingue le dernier titre ! J’aime bien avec …
GA : un peu plus crunchy que dans le disque ; on a un problème avec le yukulélé, parce que dans l’album il y a du yukulélé, et c’est Marc qui reprend un arpège, mais vu qu’il a le son crunchy, il ne ressort pas bien-bien l’arpège, mais bon, ça va c’est cool
Raphie : oui c’est bien, ça rend bien.
Pascal : j’ai tout de suite reconnu le « Power of the gospel » et..
Raphie : il n’y a plus le petit abri, ils nous ont fait un petit kiosque…….
GA : on voit qu’il y a les moyens maintenant (rire)
(Pierre s’avance sur le perron)
Pierre : Pierre…enchanté, et alors là, félicitations !
GA : oh, merci, merci
Pierre : En fait tu es carrément dans mon délire, musicalement… c’est le style que je kiffe vraiment, du jazzy, du bluesy, du soul derrière
GA : il y a encore plein de morceaux un peu plus groovy, un peu plus funk, après, dans l’album… sur scène on a vraiment de bons arrangements
Raphie : l’album, il est top
Pierre : j’avais entendu parler de ton album avant de rentrer, mais il est sorti dans ce moment là, il est sorti en septembre ?
GA : il sort lundi... mais c’est vrai qu’il y a eu pas mal d’affichage, c’est pour ça…
Pierre : Mais j’espère que tu nous en as amené un ?
GA : normalement il y en a plein là bas, il y en a pour tout le monde…
Raphie : je le ferai passer
Emilie : Georges-Alain, moi je te dirai merci  parce que tu m’as ramené un peu à la vie, à l’extérieur …moi je me suis sentie un peu à un moment au caveau des oubliettes…
Un garçon la coupe (Grégoire ou jérémie) : elle ne vit pas dans le château, elle vit à l’extérieur !  
Emilie : non non, c’était très jazzy, club de jazz…
Pierre : ah ça sent vraiment la musique quoi, ça sent l’histoire musicale, et ça fait plaisir à entendre. Et tu as des super zicos avec toi.  
GA : ça tourne grave, oui. Mais en fait c’est eux qui ont fait l’album, et c’était un peu la condition sine qua non, on a vraiment partagé une belle aventure au niveau de l’album, avec des galères, mais on est galère et…
(coupé par Raphie) : une clope peut-être… ?
(GA à Pascal) : J’aime beaucoup…je kiffe ta voix en fait – d’entrée. Il y a toi, Jean-Luc…
Pascal : la difficulté ici, c’est… tout faire, de la pop, du hard, enfin en restant dans ce que tu as vu
Raphie : la danse aussi…
GA : ah j’ai vu que tu étais très fort en danse… (rires)
Pascal : laisse tomber !
Raphie : de la danse classique aussi…je pense qu’il portera très bien le tutu !
Pascal : et c’est génial de pouvoir le faire jeune
GA : mais je te comprends…aussi alors…je comprend un peu ce que tu vis…complexe – ça doit être dur…
Ils ne te manquent pas trop là ? Ils ne te manquent pas trop, tes enfants ?
Pascal : euh…ouais j’en ai un mais…c’est lui qui me manque le plus et ma femme, évidemment, mais bon, on a tellement à faire on est super occupés……c’est une remise en question de pas mal de trucs…au niveau voix j’avais un peu la…
GA : Reste comme tu es …ne te prends pas la tête, tu as ce côté nature c’est cool, franchement ne change pas, parce que moi je te dis, de l’extérieur… je trouve ça vraiment kiffant, je voulais te le dire
Pascal : vraiment, j’ai bien aimé ton truc là…. T’as fait des trucs qui restent bien… Il y a aussi « mon nom est personne » : c’est pas évident de dire ça dans une chanson et que ça passe
(Pascal est interpellé par Magali, GA se tourne vers Pierre)
GA : alors vous vous éclatez au prime ? … En tout cas ça chante…j’ai regardé 2/3 quotidiennes, trois prime ; j’ai fait l’effort (rires)
Raphie : genre : tu t’es forcé !
GA : ah si, j’ai du mal…non, ça chante bien, félicitations
Un garçon : … beaucoup de stress…
GA : je connais ce que c’est, le stress (rires)
Arnaud : ils sont tous à fond sur le plateau, ça change au dernier moment et tout…
Ely : ce qui est pire, c’est au prime entre la voix et puis la bande part après…tu écoutes la différence là…tu as toujours un décalage
Pierre : là où je t’aime bien, c’est que tu surfes sur une vague qui n’est pas forcément la plus simple…
GA : oui, mais ça a été tendu et….

COUPURE

(On les voit rentrer à l’intérieur)

Pascal montre ses guitares.
GA : ah, tu as la même ! Edition 52… ça a du grain, et un bon grain, vraiment…moi je ne peux plus m’en séparer…
Raphie : tu veux aller voir là haut ?
GA : non, je ne veux pas rentrer dans l’intimité des gens…
(Ils vont dans la cuisine)
JL : j’m’excuse, j’ai …
GA : pas de problème, bon appétit, je te dis bonsoir (il va serrer la main de JL)
JL : …….bravo
GA : je te retourne le compliment !
…………….
Ely complimente GA
GA : merci, c’est gentil
Ely : je disais qu’il y a un peu de mélanges, un peu funk et …
GA : oui, il y a plusieurs univers…
Les compliments continuent, avec des « merci » de GA, inaudible
(il est invité à s’asseoir)
GA : …oui, c’est chez vous là, pas chez moi
Question de JL
GA : non, ça va ; j’étais bien stressé, mais ça fait partie de moi, ça
JL : tu n’as pas réussi à chasser le stress
Raphie : ah non, surtout pas, parce que c’est un moteur pour lui, qui est génial…mais le stress de toutes façons faut pas l’enlever
JL :  inaudible
GA : en fait sur l’album je n’ai écrit que deux textes parce que je suis tombé sur Chet qui est un auteur….oui, qui a écrit pour Françoise Hardy, et qui est un auteur hallucinant…on s’est rencontrés, on a bavardé, juste en bavardant comme ça il m’a ramené des chansons qui me collaient tellement bien que je me suis dit …il y en a qui le font mieux que moi, donc je ne veux pas me prendre la tête, donc… et puis il y a eu un bon mariage avec la musique, moi je me penche plus sur la compo maintenant et…
Ely ou Emilie : Et tu écris de la musique aussi ?
GA : oui, oui, beaucoup de compos
JL : combien de titres sur l’album ?
GA : 12 titres en tout
Ely ou Emily : tu les as tous composés ?
GA : non, il y a eu deux auteur-compositeur, un co-auteur, un co-compositeur, deux autres co-auteur, et puis après c’est du…
JL : tu as bien contribué quand même
GA : une partie du travail s’est surtout concentrée sur… enfin j’ai produit l’album parce que…

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GA : c’est moi qui me suis pris la tête à chercher
Raphie : c’est lui qui s’est bougé
Emilie : par des connaissances ?
GA : Oui, oui, plus ou moins, je connaissais le guitariste depuis un moment déjà, et on a commencé à regarder ce qui pouvait convenir à la couleur de musique pour l’album…
JL : puis tu sais tu vas en studio, tu vois du monde, des organistes
GA : oui. Alors lui il fait partie des personnes un peu hallucinantes au niveau de la musique, il a l’oreille absolue, il t’écrit les partoches directement comme ça
Emilie : et il avait un orgue Hammond là aussi, non ?
GA : oui, orgues Hammond, Rods, une cabine Leslie, enfin quand tu vas chez lui tu prends peur, il y a des claviers partout et il n’y a plus de place pour dormir, c’est un peu beaucoup ; et ce n’est que des gars, tous comme ça, ils sont à fond dans la musique et c’est ce qu’il me fallait, une bonne ossature comme ça
Emilie : quand une maison de disques s’intéresse à toi (peut-être que tu peux me répondre, Raphie) et qu’elle décide de te signer, si tu peux choisir un peu les musiciens si t’en connais déjà et que tu peux en proposer ?
Raphie : ah mais les musiciens c’est pour la scène et la maison de disques intervient rarement, c’est une autre production pour la scène…tu as la production de disque et la production de scène, c’est deux trucs à part ; après il vaut mieux que les deux s’entendent un minimum, mais c’est ça
GA : oui, tout dépend comment tu vois le truc – moi j’étais vraiment dans l’optique où, avant de jouer ensemble, on s’est fréquentés pendant un petit mois, savoir si humainement ça pouvait passer parce que je trouve que l’essentiel c’est que si humainement tu t’entends avec eux, après sur scène ça va se ressentir, et c’est là que tu peux partager des bons trucs…ils mangent de la musique depuis qu’ils sont gamins. Pourtant ils sont jeunes, le guitariste a 22 ans, c’est une petite pointure, le batteur c’est un monstre, ça fait quinze ans qu’il joue, il a commencé à jouer, il avait 7/8 ans, il a bouffé du bal, du bal, après il est passé à autre chose, enfin c’est…des gars qui sont vraiment intéressés par la musique, il n’y a pas l’aspect ni financier, ni « je me montre » ni quoi que ce soit : juste la musique.
Emilie : et là, tu as vendu combien ?
GA : là pour l’instant, il sort lundi, mon album
Emilie : non, parce que j’avais vu une annonce…non, mais c’est pour savoir si ça marchait bien !
GA : non, il sort lundi – beaucoup de stress justement.
Emily : parce que je crois que c’était avant la Starac, il y avait des affiches…
Raphie : il sort lundi, là ? Il n’est pas encore sorti, je croyais qu’il était sorti, moi ça fait un moment que je l’ai…
Emily : moi j’ai vu des bandes annonces
GA : oui, il y a des affichages,  parce qu’il y a une tournée de montée
Raphie : mais les ventes, ce n’est pas du tout le reflet de quoi que ce soit…
GA : oui, il ne faut pas se prendre la tête là-dessus
Emilie : mais je me demandais si ça marchait, s’il y avait…
Raphie : ça marchera ! A son niveau, ça marchera !
GA : moi j’ai décidé de tout miser sur la tournée. Ce qui est cool c’est qu’avant que l’album sorte on a réussi à trouver un tourneur et on a une tournée qui a été montée avant tout ça…
JL : vous visez plus la tournée en fait, c’est ça ?
Raphie : la scène
GA : en tout cas pour la musique qu’on fait je pense que c’est essentiel, c’est vraiment ça, miser sur le live, il n’y a que ça qui peut payer et puis c’est…on est excités comme des fous !
Raphie : et puis c’est ton univers, la scène
GA : oui, c’est la scène, il n’y a que ça de vrai je trouve ; maintenant chacun voit midi à sa porte, mais en tout cas en ce qui me concerne c’est la scène
Pascal : de toute façon …. t’as pas besoin, tu tournes… sans trop de problème
Raphie : et oui ! Pour faire de la scène tu n’as pas besoin des radios, tu n’as pas besoin des télés, voilà c’est la base – c’est la scène
Magali ( ?) : question inaudible
GA : avec tout le monde quasiment. En fait avec les 9 de la tournée, on est vraiment en contact, on s’appelle assez souvent, on se donne des nouvelles, … en plus dans notre saison il y a eu beaucoup d’embrouilles, comme tout le monde l’a su, énormément, mais la tournée en fait ça a rapproché tout le monde, parce qu’on s’est rendus compte que c’était un contexte bien particulier et on a tous mis nos ego de côté sur la tournée ; et on s’est trouvés à délirer tous ensemble, et voilà, on est toujours en contact 3 ans après, c’est assez hallucinant, alors qu’il n’y en a pas beaucoup qui auraient misé là-dessus.
Raphie : ça ne s’est pas passé comme ça pour toutes les saisons en plus.
GA : ah bon ?
Raphie : Non ! C’est pour ça que la 2, elle est quand même un peu…elles sont toutes un peu spéciales…
Magali : moi je trouve que c’est la plus…c’est moins calculé…
Raphie : qui a le plus marqué peut-être ; mais au niveau des profs en tout cas, des fois on rentrait en cours on était comme ça – avec lui et Houcine ? Je te jures, tu rentres en cours tu te dis : qu’est ce qui va arriver encore aujourd’hui ? (GA est  hilare) Tous les deux quand ils s’y mettaient, c’était terrible
Pascal : qu’est-ce qu’ils faisaient par exemple ?
Raphie : oh, ils se mettaient à déc*** sur un truc, ça durait un quart d’heure, t’étais pété de rire et ça foutait tout le cours en l’air ! Donc après tu rames pendant dix minutes….(elle regarde GA) Un jour je t’ai sorti !
GA : Calimero, tu m’as appelé…
Raphie : je l’ai appelé Calimero – je l’ai viré de mon cours ! Et à l’intérieur j’étais comme ça (montre ses mains qui tremblent), je me disais (riant) : qu’est-ce que tu es en train de faire, tu es folle (rires) -  c’est ça, va faire Calimero dehors !
GA : oui, c’était la seule qui pouvait se permettre ça ; il n’y a que Raphie qui a pu se permettre ça ici, mais c’était – je ne crache pas sur les autres profs ni tout ça – le seul côté constructif que j’ai eu, c’est avec Raphie : parce que voilà, elle ne mâche pas ses mots et ça fait du bien d’entendre quelqu’un qui te dise ce qui est !
Raphie : … moi ce qui m’intéressait chez lui c’était son univers musical, il m’avait parlé de Ben Harper, il m’a parlé de gens que…voilà, ça a fait tilt
JL : et ce sont des gens qui n’ont pas tant d’expression que ça, parce que
Raphie : non ! Parce qu’ils s’expriment avec leur musique !
GA : non, tu regardes la première tournée de Ben Harper, il est tout le temps assis, il ne bouge pas
JL : tu te dis est-ce qu’il faudrait que je mette tant d’expression que ça…
Raphie : tu es obligé, c’est de la musique que tu aimes, là ! Ce n’est pas du tout…
Pascal (la coupe ) : c’est comme Ben Harper, moi je l’ai vu à l’Olympia, il a fini le poing levé, en dehors du micro…

GA : oui, debout comme ça (lève le poing)
Pascal : tu l’as vu ce concert ?
GA : hummm – je l’ai vu à Montréal aussi, enfin je suis allé le voir un peu partout
Pascal : il est énorme ce mec
GA : oui. Carrément.
Pascal : c’est la foi, quoi. C’est sympa de reprendre « power of the gospel », c’est….(geste de quelque chose de costaud)
GA : oui, un peu reggae, un peu funky … on essaye de faire des arrangements un peu différents tu vois…là on est resté soft parce que, voilà, il fallait quand même rester à peu près (geste de cadrage) mais sinon ça part vraiment plus en vrille en fait, oui ! C’est dix fois plus poussé dans les arrangements, quand il y a des origines un peu blues c’est dix fois plus blues, quand c’est un peu soul c’est dix fois plus soul, un peu funk c’est pareil ; là on est obligés de s’adapter un tout petit peu ; mais il faut les retenir, les gars derrière, parce que pffou, ils ont envie de se lâcher, ce n’est même pas la peine…mais c’est cool
Emilie : Mais tu as des musicos qui sont assez jazz… à l’orgue Hammond…
GA : Oui, complètement. Mais tous. Ils ont une culture super jazzy. A part le batteur qui est très funky.
Emilie : C’est pour ça que je te disais, le côté blues moi j’avais l’impression  d’y être, quoi, au »buzz » où j’ai l’habitude d’aller c’est très…
GA : oui, il n’y a que le batteur qui est super funky, le bassiste aussi de temps en temps qui est plutôt disco mais qui s’adapte vachement, qui a une culture jazz énorme…
Emilie : oui, mais ça s’entend
GA : et le guitariste pareil, il est très jazz, très très jazz, plein de jam’s coffee (?), tu vois, tous les mecs comme ça qui…
Pascal : Tu viens d’où ?
GA : Nice. C’est pour ça que je t’ai dit que je t’ai vu en

COUPURE

JL : Tu es prévu ou pas sur le prime ?
GA : Je ne sais pas encore. On m’en a parlé en fait, mais je ne sais pas trop comment ça se passe
JL : Mais tu es OK ?
GA : Oui ! Je vais juste avoir des petites doléances, de savoir avec qui je vais chanter, sans écarter qui que ce soit, mais il y a deux personnes avec qui je veux vraiment, mais… si je ne peux pas avec eux, tant pis, il n’y aura pas moyen
JL : Ce sera négatif …
GA : Mais j’espère pouvoir chanter avec l’une des deux personnes que je voudrais…
Raphie : C’est-à-dire ?
GA : Pour le prime…
Raphie : tu viens sur le prime ?
GA : ce n’est pas encore fait ! On est encore en train d’en parler à…
JL : mais c’est ce que je lui demandais…
Pascal : mais en fait il est niçois, je savais même pas.
GA : ah oui, oui…
Pascal : Moi je suis parti dix ans aussi. Tu vis toujours à Nice ?
GA : en fait j’étais à Saint-Jean, Beaulieu, Villefranche. Mais j’ai tout le temps été sur Nice et j’ai bouffé du « Pompéi » pendant quatre ans tous les soirs, c’est ma sortie, je me suis fait…
Pascal : il y a un truc avec Nice, c’est pas possible, ya Romain aussi…
GA : Romain, Alex, Jane, ? , il y a beaucoup de niçois dans les émissions de télé réalité… Niza la bella
Pascal : Niza la Bella…quand on est élevé au soleil comme ça, avec la ligne d’horizon…
GA : Enfin là, ça fait trois ans que je ne vois plus Nice… depuis que je suis ici, depuis trois ans je ne vois plus Nice
Pascal : tu habites à Paris maintenant ?
GA : oui, au grand malheureusement, parce que c’est super dur
Pascal : t’as pas eu les moyens de faire les deux ?
GA : pour l’instant je me suis dit : je vais rester un moment sur Paris… je ne vais pas travailler énormément si je descends, donc je me suis mis là.
JL : (inaudible) travailler ensemble avec la Starac ?
GA : avec la starac, ceux de la starac ? les seuls avec qui je travaille réellement, c’est Alexandre et Philippe Miro, qui est sorti très tôt dans le programme, qui est un musicien hallucinant : il joue de sept instruments, sax, batterie, basse, guitare , une vraie culture, il sort du conservatoire, très bon auteur-compositeur, et Alex pareil, qui a un vrai univers à défendre, et… pour travailler en tout cas, je m’entends avec des personnes qui ne sont vraiment là que pour la musique, que pour ça ! C’est ce qui prime avant tout.
Pascal : tu connais Fabrice alors, qui travaille avec Alex ?
GA : oui …
Pascal : le monde est (fait signe que le monde est petit)
GA : mais ça m’a fait tripper quand j’ai regardé : je l’ai vu quelque part ; et j’entends : niçois, 37 ans – mais c’est obligé, tu vois !
Pascal : c’est lui !
GA : ah, mais c’est excellent !

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GA : ils passent souvent du bon son là bas, c’est assez cool
Pascal : il y a de bons DJ’s oui, Enrique et tout ça…à la sortie on se fera…
GA : avec plaisir, avec plaisir, carrément !
(discussion générale, ils parlent de poids)
GA : depuis que je suis à Paris, j’ai 17 kilos en moins…
Garçon : tu as perdu 17 kilos depuis la starac ??
GA : depuis que je suis à Paris, en fait, pas depuis la starac, depuis que je suis à Paris
Raphie : ça c’est la pollution
GA : oui, pollution, le stress de la vie ; c’est surtout le stress de la vie ; j’ai eu un an et demi où je ne savais pas où j’allais, tu vois, j’ai produit l’album et j’étais un peu à la rue, je me disais : waow – c’était super tendu ce que j’ai fait ; en plus je venais d’avoir ma fille, c’était super compliqué avec la….
JL : quel âge elle a ?
GA : elle a cinq petits mois
Fille : elle s’appelle comment ?
GA : ah, je ne peux pas le dire – parce qu’on est à l’antenne…ah c’est tout récent… c’est cool, c’est cool…oui, donc c’était un peu compliqué ; du coup, tout le stress…
JL (le coupe) : avec les enfants, c’est des conflits, des soucis…
GA : maintenant voilà, je revis, j’ai l’impression de savoir où je vais et pour qui j’y vais. J’ai trouvé tous mes points de repère, ça y est, c’est excellent.
JL : ça équilibre…
GA : oui, c’est énorme… c’est un vrai moteur, tu sais pour qui tu te bats maintenant, c’est ça qui est bien.
JL : ça m’encourage beaucoup ce que tu me dis : « tu sais pour qui tu te bats »
Brouhaha
GA : oui, ça ne doit pas être évident, j’imagine…mais bon, c’est des sacrifices qui ne sont pas en vain, je pense qu’en sortant tu vas te dire je ne l’ai pas fait pour rien, c’est ça qui est cool, vraiment ; mais j’imagine que ça doit être dur d’être séparés comme ça…
JL : tu as évolué avec Houcine aussi, je crois qu’il avait une petite fille aussi
GA : il a fallu gérer avec ça, c’était super dur, il a eu des coups de blues de fou, c’était compliqué, ça se comprend…
Pascal : ça le rendait irascible ?
GA : non, pas du tout, il était plus (signe d’abattement) ; il y a des matins il se levait, il ne pouvait plus bouger, il avait besoin de voir son môme, c’était dur…

GA : c’était en septembre, donc euh…
JL : en septembre ?
GA : c’était hier en fait
Raphie : oh, j’ai oublié, bon anniversaire !
GA : oui, tu m’as oublié, c’est honteux !
Pascal : il aurait fallu le faire venir hier, on avait du champagne
Raphie : d’habitude j’y pense tout le temps !

COUPURE

Raphie : donc tu as eu – quoi ?
GA : 30 ans
Raphie :  ça y est !
GA : 30 ans le 30…(brouhaha) oui, ça a commencé cool… oui moi ça va, je ne me fais pas trop de souci…
Pascal : c’est au début que ça fait bizarre
GA : non, moi ça va : je le vis vachement bien ! En fait je ne me prends pas trop la tête par rapport à mon âge, je ne me suis jamais trop pris la tête. Je n’ai pas l’impression de vieillir, je crois que je suis un vrai gosse dans ma tête, donc…
(raphie hoche la tête)
JL : Raphie a l’air de le confirmer
Raphie : j’en ai l’impression ; on ne se connaît pas à fond non plus, mais (GA est hilare)….c’est ça qui est bien aussi, de pouvoir garder le côté…le môme quoi !
GA : vous le vivez bien, le fait d’être dans le château ?
Pascal : ça va mieux. Au début ça a été super chaud…
JL : les premières quarante-huit heures
Raphie : il faut essayer de tenir le coup, il faut tenir bon, ce n’est pas évident…
JL : …c’est beaucoup plus dur pour elle (sa femme) que pour moi, autant moi je peux souffrir de cet éloignement, elle en souffre aussi et en plus de ça elle a la vie de tous les jours à gérer avec les deux petits donc…
GA : oui, en ce moment j’ai un peu la même chose, j’ai les répéts et je vais partir en tournée donc je ne vois pas ma fille, j’arrive le soir elle est couchée, le matin je pars avant qu’elle se lève et je ne la vois plus, et je pense que c’est pour un bon bout de temps, au moins jusqu’à novembre, donc c’est dur ; comme c’est récent…
JL : tu fais ça pour elle, quoi…
GA : oui
Raphie : je voyais mes parents deux-trois mois dans l’année et le reste du temps ils étaient en tournée et machin…il faut l’accepter le plus rapidement possible parce que sinon tu te déglingues le cerveau !
JL : ce qui est super compliqué ici c’est ces soixante secondes de sortie du château par jour, tu as ton téléphone, tu prends des nouvelles…
Raphie : oui mais après, le jour où tu sors définitivement, comme tu regrettes de ne pas en avoir profité plus. Il y a ça aussi ; (à GA) toi, je ne sais pas si tu l’as vécu comme ça quand tu es sorti, tu était content de sortir, toi !
Emilie : tu es resté combien de temps ?
GA : jusqu’à la fin quasiment, j’ai fait trois mois et une semaine, à deux semaines près c’était la fin
Emilie : ah, tu étais en demi-finale ?
GA : oui, avec Houcine
Emilie : d’accooooooooord
JL : la demi-finale, c’était bien ! Houcine-G.A. …
Raphie : c’était beauuuuuuu, c’était émouvant !
GA : oui, en fait j’ai un peu eu le stress qu’Houcine sorte. J’avais déjà vu Aurélie partir, ça m’a fait super mal ;  parce que tu vois, j’avais l’impression qu’ils avaient plus leur place que moi : moi ça m’avait apporté déjà pas mal de choses, et je pense que, peut-être,  j’aurais souhaité sortir un peu plus tôt dans l’absolu, et c’est vrai qu’il y a eu Philippe aussi, je l’ai mal vécu, très très mal vécu, qui est sorti très tôt dans le programme …
Raphie : qui est guitariste, brun, avec des yeux assez bleus…
GA : … et qui est en fait super bon compositeur et très bon musicien…
Raphie : Alex aussi, est sorti un peu tôt…  Lui (parlant de GA) en plus, c’était : je ne sais pas danser, je chante comme une m**, je ne sais pas me tenir, je ne suis pas très sociable avec les autres…
GA : Je me connais tu vois, il n’y a pas…
Raphie : donc il se fouettait du matin au soir et il se sentait mal du matin au soir
GA : … il n’y a rien de grave, c’est juste que je me connaissais et que je voyais qu’il y avait des gars qui voulaient plus rester que moi, moi en l’occurrence ça m’avait apporté plein de choses déjà  assez tôt, donc j’ai mal vécu la fin, super mal vécu la fin en fait ! Heureusement qu’Houcine est…je crois que ça a d’ailleurs été titré : Georges-Alain, le plus souriant des perdants ! (rires) J’ai éclaté de rire et j’étais super heureux.
Raphie : Ah il n’était pas du tout déprimé, ça c’est clair !
Emilie : (riant) Merci de me libérer !
GA : Ah oui, c’est clair, oui !

Pierre : Et après la tournée, tu as pris du temps pour toi ou tu as commencé à bosser ?
GA : Je pense que j’ai mis quand même trois bons mois avant de vraiment repartir dans le truc,  parce qu’il y a eu toute cette espèce d’effervescence … pendant toute la tournée, le château, c’est un vrai cocon, c’est assez hallucinant ; et d’un coup, tout s’arrête ! Donc il y en a qui l’ont super mal vécu, c’est assez dur ! Parce que pendant un an quasiment, tu as tout le monde qui est autour de toi, tout tourne autour du groupe, et c’est assez hallucinant ; quand ça s’arrête, je sais qu’il y en a qui l’ont mal vécu, ça s’arrête net !
Raphie : ça s’arrête net, mais net, du jour au lendemain.
GA : Tu n’as plus de coups de fil, tu n’as plus rien, bienvenue dans le monde ! Tu revis normalement
Raphie : Tu te remets en question à tous les niveaux, la totale, on ne m’aime plus, je suis une m***, une paranoïa terrible
GA : et c’est super dur. Moi je l’ai bien vécu parce que ça faisait un petit moment que je l’attendais, mais ça a été dur pour plein de personnes, parce que justement tout ce monde qui était autour de toi, tous les gens avec qui tu as lié contact, la technique sur la tournée, la technique au château, tout ça tu ne les vois plus et d’un coup tu te dis : waow ! Ca y est, tu es dans la vraie vie. Oui, c’est dur à gérer je pense, ça dépend du caractère.
Raphie : Je crois que tu ne peux pas faire autrement, dans ce métier c’est difficile de ne pas bosser à l’affectif, c’est quand même la base
JL : ( ?)
GA : Ecoutes, c’est à la fois facile pour certains et difficile pour d’autres parce que quand tu arrives en maison de disques, il n’y a pas tout le monde qui est reçu…

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Raphie : On peut te proposer des chansons, tu vas te dire : ah voilà, génial, on me propose des chansons, c’est trop top je vais les chanter, deux ans après tu ne peux plus les blairer les chansons, parce que ce n’était pas ton truc quoi !
GA : Oui, c’est compliqué
Raphie : donc ça c’est vraiment à anticiper, c’est super important…
Pierre : Est-ce que le fait d’avoir rencontré des gens sur la tournée, d’avoir bougé un peu, ça t’a permis de rencontrer des auteurs-compositeurs, ou c’est toi qui es obligé de faire des pieds et des mains pour en trouver ?
GA : Honnêtement, pendant la tournée, tu n’as pas trop le temps de rencontrer qui que ce soit, le rythme est assez chaud, tous les jours tu changes, quand tu n’es pas dans le bus…
Fille : Il y a eu (des dates à l’étranger)?
GA : Belgique, Suisse, la Réunion aussi…
Raphie : Il y a eu Tahiti aussi
GA : Non, ça c’était la 3…non, tu n’as pas trop le temps, tu as beaucoup de promo à faire entre les dates, quand tu n’es pas dans le bus, si tu n’as pas 10 heures de bus tu es sur scène ou vice versa…
JL : Combien de dates ?
GA : On en a fait une centaine en 4 mois, il n’y avait pas beaucoup de jours off. C’était sans arrêt, sans arrêt
Pascal : Et ce sont les morceaux que tu as fait dans le château ?
GA : Oui, on a retrouvé pas mal de trucs qu’on avait fait sur les prime, sur les albums
Pascal : Tu peux proposer,  ou ?
GA : Oui, tu peux essayer de proposer, je sais qu’il y en a qui ont chanté leur single…déjà le gagnant c’est acquis, mais il y a moyen ; après c’est : est-ce que ça s’adapte au truc, il y a toujours des petits problèmes après, si je te dis oui à toi, on va devoir dire oui à tout le monde, enfin c’est complexe ; mais ça va, c’est cool, c’était vraiment bien.

Fille : Est-ce que tu as gardé des contacts avec les autres ?
GA : Avec tous ceux qui ont fait la tournée !
Fille : ah oui ?
GA : Oui ! Ceux qui sont sortis…oui et avec Philippe, oui bien sûr ! Mais ceux qui ont fait la tournée, on est tous en contact, on s’appelle, on ne se voit pas tous les jours parce que chacun travaille de son côté mais on essaye de se voir assez régulièrement.
Pascal : Vous avez vécu des grosses tensions pendant la Star Ac 2 ?
GA : Dans le château, il n’y a eu que ça – il n’y a eu que ça ! Maintenant après sur la tournée, ça a été monstrueux : c\'est-à-dire qu’il n’y a pas eu UNE tension sur la tournée !
Raphie : Alors que tout le monde s’attendait à ce que ça parte…
GA : tout le monde pensait que ça allait clasher direct…
Raphie : parce qu’avant ça avait été chaud ici
Pascal : parce que là il y avait la nécessité effectivement que ça se calme ?
GA : Non, parce que en même temps tu te retrouves sur une tournée, tu es sur scène donc plus ou moins, je pense que tout le monde cherche à être sur scène, c’est un peu l’aboutissement de la musique, donc si tu veux on était tous tellement heureux ! Et puis – je vous le souhaite – mais tu ne feras normalement plus une tournée comme ça de ta vie ! C’est 100 techniciens qui se baladent avec toi, tu as 7 semi-remorques : c’est les moyens techniques de Madonna, c’est énorme ! Tu fais tous les Zénith, c’est hallucinant. Si tu le revis, enfin je vous souhaite de le revivre, mais c’est tellement gros qu’il va falloir devenir une grosse star pour faire une tournée comme ça tout seul ; donc tout le monde a bien compris qu’il fallait bien s’éclater… et puis on s’est tous découverts sur la tournée en fait.
Jean-Luc : C’est Lucie de la saison dernière qui me disait que elle ?
GA : C’est là que tu connais vraiment les gens, après…
Jean-Luc : exactement !
GA : tu vois vraiment comment ils sont, parce que là, c’est ce petit monde qui est plus ou moins sous tension de temps en temps, les petites pressions pour le prime, donc il y a eu des petits frottements, des gros même
Raphie : oui ! (rires) Un peu quand même
GA : oui, moi oui, c’est clair ! J’assume, j’assume
Pascal : Personne n’en est venu aux mains quand même ?
GA : non, personne n’a giflé qui que ce soit, mais ça a été chaud quand même, il y a eu des moments ça a été chaud ; je suis assez virulent comme garçon donc, ça a été très chaud. Maintenant ça va ;  c’est du passé.

Pascal : ça fait quoi de revenir ?
GA : Euhhh, c’est compliqué parce que je dois être le seul de la bande qui n’est pas nostalgique ; le seul truc qui m’énerve c’est que vous avez Raphie comme prof. ; ça, ça m’énerve, de me dire qu’il y a chaque année des gens, tu vois (sourire en coin vers Raphie) c’est assez dur de te dire, ah non mince…
Fille : cette année, il n’y a que Raphie que tu…
GA : Oui mais, moi, Kamel, si tu veux (geste d’impuissance et éclat de rire général), j’adore, il n’y a pas de problème, mais bon, au niveau danse…ça péchait un tout petit peu ! (rires)
Fille : Dès le premier cours, il nous a dit, si Georges-Alain a réussi à aimer ce que je fais, vous pouvez aussi y arriver
Raphie : à aimer je ne sais pas, mais…
GA : ah, j’ai aimé ! Non, il y a eu une choré qu’on a tous apprécié, il y a eu vraiment une choré où on s’est tous éclatés
Raphie : Paris Latino ?
GA : non il y a eu une choré sur le prime, avec les barres…
Raphie : Ah oui !
GA : C’était la seule que j’ai apprécié ; sinon, moi particulièrement je n’aime pas, enfin j’aime voir les gens danser mais je n’aime pas danser…je fais ça peut être parce que je ne sais pas, maintenant…(fou rire avec Raphie)
Pascal : Tu faisais comment ?
GA : moi ? Je ne dansais pas.
Raphie : sur les prime ? Siiii, il n’arrêtait pas de danser !
GA : mais j’évitais, un minimum – je dansais comme ça (geste d’un piquet)…c’est qu’en fait, tu ne pouvais pas m’imposer le truc, donc c’est dur ; j’estime que là où je veux aller, il n’y a pas besoin de savoir bouger, donc ça a été super dur le travail à faire sur moi, parce que accepter le truc, quoi !  Puis accepter de te lever le matin, d’aller en danse classique, de te mettre un string et des collants, c’est dur aussi ! Ca, je l’ai mal vécu…
Mais vous avez un niçois comme prof : Christophe Pinna…
Pierre : Tu es compositeur, mais tu as écrit des textes ?
GA : oui, deux textes et je suis coauteur sur d’autres, compositeur sur d’autres morceaux, et co-compositeur aussi
Pierre : et le reste, tu as trouvé comment ?
GA : en cherchant

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Pierre : donc tu les as rencontré ?
GA : oui, bouche à oreille, 2-3 écoutes à la maison de disques sur des maquettes que les gens envoient, et tu cherches à entrer en contact avec eux. Maintenant ce n’est pas évident, pas évident, parce qu’il y a des gens qui, au départ, bloquent un peu sur l’image…
Raphie : « staracquienne «  
Pierre : ma grande inquiétude si tu veux c’est que je compose … mais pas dans le style que je veux faire, donc à la rigueur je pourrais être auteur et faire composer mes textes
GA : mais ce que tu peux faire, dans un premier temps, c’est peut être déjà d’essayer de rencontrer des gens qui vont t’aider à t’amener là où tu veux aller avec tes textes et tes compositions, puisque si déjà tu écris et tu composes ce sera intéressant …
Pierre : ce qui m’intéresserait après, c’est de rencontrer des zicos qui ont un niveau au dessus, quoi, pour m’aider sur mes compos
GA : oui mais justement, parfois juste avec des guitares-voix il y a des gens qui entendent des choses que toi tu n’entends pas, tu vas penser que c’est une balade et tu vas le mettre dans les mains de certains musiciens qui vont revenir avec un truc complètement variét’ qui t’a amené le morceau ailleurs et tu vas dire : mais comment ça se fait, ce n’est pas mon morceau, ça ! C’est plus en terme de réalisation dont tu as besoin je pense – je ne pense pas qu’il faille que tu mettes de côté ton travail en fait : il faut vraiment le garder, et t’entourer avec des gars qui sont capables de t’amener toute leur expérience et de retranscrire ce que tu as dans la tête. C’est important quand même de garder tout ce que tu as à toi !
Pierre : je ne demande qu’à rencontrer ces personnes, c’est pas évident
GA : ce n’est pas évident mais tu peux, ce n’est pas fermé, fermé, il y a moyen vraiment de rencontrer des gens si tu te donnes un peu la peine, bouger à droite à gauche, tu vas en maison de disques, tu vas un peu fouiller. C’est le côté bien de StarAc, c’est que tu as mis le pied dans le truc et tu arrives à rencontrer des gens qui sont là depuis longtemps, et donc du coup tu peux bénéficier vraiment de leur expérience, tu vois, c’est ça qui est intéressant.
Pierre : ben, c’est bien pour ça que je suis là
GA : j’imagine (rire)
Pierre : la télé réalité, si tu veux… (moue)
GA : ah oui, un peu pareil
Pierre : c’était vraiment de la musique, quoi, à la base ; ce qui m’intéressait, c’est parce que je me suis fait bouler quelquefois en maison de disques et j’avais bien trimé avant pour essayer d’accélérer et de manger avec ça, mais…
GA : yes, yes... Je pense qu’il ne faut pas que tu te fasses trop de souci là-dessus, il y a vraiment moyen de rencontrer des bonnes personnes. Ca prend du temps – des fois ça ne prend pas de temps tu vas les rencontrer direct – mais après il faut être patient. Mais bon, je pense que tu l’as été jusqu’à maintenant, donc tu peux continuer à l’être
Pierre : Ca m’enlève un poids de la conscience
GA : non, mais il ne faut pas que tu t’en fasses. Mais c’est bien que tu aies déjà ton univers, parce que déjà tu sais au moins qu’on ne t’imposera pas quoi que ce soit ; C’est surtout ça…
Pierre : on pourra m’aiguiller gentiment mais ça restera mon univers.
GA : oui, bien sûr. C’est super important de sortir d’ici et de savoir où tu veux aller ; du moins de savoir ce que tu ne veux pas faire. C’est super important.
Pierre : je préfère ne rien faire que de faire quelque chose qui ne me correspond pas. Je préfère redevenir coiffeur, c’est aussi un boulot qui me passionne, et là je ferai quelque chose qui me correspond chez moi…
GA : yes. Je pense que c’est la bonne vision des choses. Mais c’est compliqué ! Parce qu’on te propose beaucoup de choses, et au bout d’un moment tu dis non, non, non et non, et là tu te dis : mais je dis trop de fois non ! Et tu te remets en question par rapport à tout ça. Donc il y a des hauts, il y a des bas….

Raphie :   Et on t’a posé la question, ton plus beau duo… pour le prime  ?
GA : waow, il y en a plusieurs. C’est marrant parce que je n’écoutais pas du tout Johnny mais ça a été assez hallucinant ! Il y a eu Johnny, il y a eu Billy Paul et Lionel Richie... oui, c’est assez énorme, et en plus le mec qui est d’une simplicité… il y a eu Phil Collins mais moi je n’ai pas chanté avec lui, c’est Houcine. Il y a eu Mariah Carey aussi, c’était assez marrant, mais bon…C’était assez marrant de voir Georges-Alain qui chantait avec Mariah Carey, je n’étais pas du tout dans le truc
Raphie : d’ailleurs ça en est où, la chanson prévue ?
GA : la chanson que j’ai écrite ? (ironique) et bien écoute, c’est en train de se faire (rires)… c’était un petit coup à la télé, tranquille ! Mais c’était marrant, elle a bien joué, c’était bien, elle a bien joué avec moi !
Sinon Billy Paul, Lionel Richie, même Patricia Kaas j’étais (il fait le geste de se cacher par timidité)…ah, c’était assez hallucinant ; mais je pense qu’à partir du moment où tu fais un duo, quoiqu’il arrive déjà il y a quelque chose qui se passe. C’est assez impressionnant de se dire qu’il y a quelqu’un qui est là et tu partages sa chanson, je trouve ça énorme…

Et ton pire moment ?
GA : Mon pire moment ?
Raphie : sur le prime parce qu’au château…
Fille : Las ketchup
GA : Non, ce n’est même pas las ketchup en fait
Raphie : Oh non, ça c’était drôle !
GA : Ce n’est pas du tout ça, parce que moi je me suis même fendu la poire, c’était…
Raphie : Oh, qu’est ce que c’était drôle, je me suis rarement autant marrée que cette fois ci
GA : Le pire moment, je ne sais pas, sur le prime je ne me rappelle pas trop de pires moments
Raphie : Les moments de solitude où tu ne t’es vraiment pas senti bien, où tu t’es dit M***, qu’est ce que je fais là !
GA : Je pense que c’était avec Patricia Kaas aussi, parce que j’étais tellement intimidé, je pense que c’était les  premiers prime, quoique non, David Halliday c’était pas mal aussi, avec Alex on était droits comme des piquets, super tendus…
Raphie : C’est vrai
GA : je l’ai mal vécu. Mes pires moments, c’est plus au château. C’est plus ici qu’il y a eu des trucs très très chauds


Raphie : Et ta sortie par rapport à l’accueil du public ? Comment tu l’as vécu ça ?
GA : (respire un grand coup) ça c’est dur, ça ! Ca dépend le caractère qu’on a, moi je suis super introverti, super timide, plutôt marcher tête baissée dans la rue, donc là ça devient super dur. Tu vas faire tes courses, tu entends ton prénom partout, et c’est vraiment PARTOUT… ce qui est dur en fait c’est de se dire que tu rentres dans le foyer des gens pendant 4 mois, ou 3 mois, tu es CHEZ EUX. Ils te voient évoluer artistiquement, mais ils te voient évoluer aussi dans la vie de tous les jours. C’est super dur de voir des inconnus qui viennent te voir, moi en l’occurrence, qui me disaient : comment va ta tante, et ton chat, comment il va ? (air catastrophé) Là tu te dis, woua woua c’est …qu’est ce qui se passe ? Ca, ça a été super dur. Moi je l’ai mal vécu. Parce que tu ne peux pas t’identifier au truc, c’est vraiment le programme télé qui fait qu’il y a cet espèce d’effet de masse

Raphie : de mal le vivre, tu le ressens comment ? Mal le vivre, ça veut dire quoi ?
GA : Mal le vivre, ça a été très simple : je ne suis pas sorti, ça fait trois ans que je suis cloîtré chez moi
Fille : C’est vrai ?
GA : Oui, sincèrement oui. Et ça fait trois ans que ça ne désemplit pas. Ca ne désemplit pas.
Alexia ou Jill : C’était à la 2, c’était vraiment une StarAc qui a marqué
GA : C’est vrai. Et c’est toujours là. Entre le moment où je suis sorti du château et maintenant, ça n’a jamais changé, alors qu’on ne me voyait plus du tout nulle part ; tellement j’ai « psychoté », qu’au bout d’un moment je n’allais plus faire mes courses. Juste m’acheter une baguette de pain, je ne le faisais plus. Je l’ai vraiment VRAIMENT mal vécu.
Brouhaha.
Raphie : Ce n’est pas que ça fait peur…
GA : Non, non, après c’est moi qui l’ai mal géré, je ne m’identifiais pas au truc ; après si ça se passe pour l’album tu as vraiment un point de repère pour te dire : bon, c’est là, c’est pour ça ! Là, ce n’est pas TOI qui as fait ça, c’est l’émission télé qui a fait ça ! Et là du coup tu te dis : oui, c’est super dur à gérer. Mais moi je l’ai SUPER mal vécu !
Raphie : Et puis même, je crois qu’au bout d’un moment, même si vous avez envie qu’on vous reconnaisse, si vous avez envie de tout ça, ça va vous passer très très vite
GA : Oui, oui
Raphie : mais alors à une vitesse, terrible ! Parce que justement toute ta vie, que tu crois privée, ne l’est plus.
GA : Il n’y a plus rien qui est privé.
Raphie : Et il y a des moments où c’est difficile, parce que tu es obligé, tu as fait le choix de faire cette émission, tu es aussi obligé à partir du moment où tu vas dehors, voilà…si on vient te voir, tu ne peux pas envoyer ch** les gens, quoi. Sinon, il ne fallait pas venir.
Fille : Toi,  tu l’as vécu comment ?
Raphie : Mal aussi. Là-dessus on est assez similaires, on est assez pareils..
GA : Oui, oui c’est dur.

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Alexia : Les gens te voient au quotidien, mais ils ne te voient qu’à travers la quotidienne
GA : Ecoute, tous ceux de la tournée l’ont plus ou moins bien géré, il faut dire que je crois que pratiquement j’ai été le plus emm*** à ce niveau là, parce que « Georges-Alain, une grande gueule », Georges-Alain on le voyait partout, c’était un peu tendu à ce niveau mais je sais qu’il y en a beaucoup qui l’ont vraiment mieux vécu que moi parce qu’ils sont à l’aise, ils sont plutôt extravertis, il y en a qui cherchent plus ou moins à être reconnus et qui ne le cachaient pas, très sincèrement, donc du coup c’est plus facile à gérer. Moi je suis comme toi, je suis venu ici pour essayer de faire de la musique, et là c’est dur !
(à Pierre) Je pense que ce que tu imagines, tu vas être quand même surpris, parce que c’est  beaucoup plus gros que ce que tu peux penser…parce que tu vas avoir droit aux gens qui aiment, qui adorent, aux gens qui n’aiment pas, aux gens qui sont carrément anti star ac, tu as droit à tout le monde en fait, même ceux qui soi-disant ne regardent pas et qui n’aiment pas, ils savent tout ; donc c’est assez hallucinant. Tu ne peux pas y échapper : c’est un matraquage médiatique sur 3-4 mois qui est tellement énorme que même celui qui n’aime pas et ne regarde pas est au courant de plein de choses ! Donc au bout d’un moment tu as droit à tout le monde.

Pierre : moi, ce que j’ai réalisé là il n’y a pas longtemps c’est,  je me disais : ce serait la m** quand tu iras à Paris etc…mais non, ce serait la m** même dans le petit bourg de province…
GA : surtout dans le petit bourg de province ! Surtout là. Paris, c’est là où tu as le moins d’emm**, je te le dis honnêtement.
Brouhaha
GA : non, moi ça va, c’est arrivé deux fois ; en même temps je ne suis pas trop le gars qu’on vient faire ch** parce que justement je suis une grande gueule et que oui, j’ai du répondant, mais bon, oui, il y en a de la saison (2) qui se sont vraiment, vraiment fait em** dans la rue !
Pascal : A ce point ?
GA : C’est chaud, hein !

Fille : Est-ce que les gens sont méchants comme ça ?
GA : Et bien, il y a le côté jaloux, il y a le côté fanatique – vraiment, tu vois, à fond – qui n’est pas méchant du tout, qui est adorable et  tu as vraiment envie de discuter avec eux mais il y a quand même un petit problème : c’est que toute la journée c’est ça ! Tu vas t’acheter du pain, tu vas faire les courses, juste tu sors dehors, tu as le droit à « ouais, Star Ac ! ». Tu n’as même plus de prénom, c’est « hé, salut Star Ac ! » Et ça n’arrête pas, c’est tout le temps…
Un garçon : Et ton prénom avec : DE la Star Ac’ derrière
GA : Oui, et sinon, c’est « starac » tout court !
Un garçon : ah bon
GA : Et moi, trois ans après, sincèrement c’est toujours comme ça
Alexia : Tu vas au restau, là, depuis trois ans, c’est…
GA : J’en ai fait deux, sincèrement, en trois ans ! Mais moi je le vis particulièrement mal.
Pierre : C’est quoi que tu as fait « deux » en trois ans ?
GA : deux restaus. Même avec ma copine, je ne sors pas. Non, mais sérieux ! J’exagère rien, je ne gonfle rien, c’est vraiment…
Pierre : Moi, si c’est à ce point là, je pense que je prendrai…
GA : Plus tu restes dans le jeu, plus tu as des chances d’en arriver là

Pierre : je pense que je prendrai un avion, moi. Je pense que je viendrai professionnellement travailler en France et puis (geste de s’échapper)
GA : Oui, mais par contre tu vas avoir de gros problèmes là ! Au départ ce n’est pas possible. Tu es obligé de rester là ! Là, même maintenant où je commence à avoir des petites choses qui arrivent vraiment bien, ce n’est pas encore maintenant qu’il faut que je bouge… parce que, ta maison de disques, quand ils t’appellent, ils ont besoin que tu sois là et pas que tu prennes un avion : il faut que tu sois là ! Je te dis, moi en trois ans, je suis de Nice, et j’y suis retourné – mis bout à bout – une semaine. Parfois c’est une journée, deux jours, je remonte, parce qu’il faut être là : c’est là que ça se passe de toutes façons. C’est des gros sacrifices. Il ne faut vraiment pas perdre de vue que tu vas…c’est clair tu vas faire ta passion, c’est ENORME, mais comme dans tous les boulots, tu as du sacrifice, mais là le sacrifice, il est beaucoup plus gros qu’ailleurs…
Pierre : Quel sacrifice…
GA : Oui, c’est ta vie qui passe à côté, et c’est dur de gérer. Je commence à avoir une famille et tout : les gens qui t’entourent, il faut qu’ils soient forts pour toi aussi parce que…moi je sais que ma copine, je lui tire mon chapeau ! Parce qu’on a une vie depuis trois ans qui n’est pas normale. Qui n’est pas une vie de couple normale si tu veux. On fait beaucoup de sacrifices et tous les petits à-côtés, tenir la main dans la rue, sans te faire prendre en photo, tout ça ça devient…

Pierre : Avec les paparazzi aussi ?
GA : Oui, oui. Moi non, parce que je ne sors pas, mais oui, tu perds du temps…Tu vois là je viens d’avoir un enfant, ça a fusé d’entrée. D’entrée c’est revenu à mes oreilles : « oui, viens faire des photos nani nana ». Non, non, c’est MA vie je n’ai pas à partager ça ! Donc voilà… Il n’y a pas que ça, mais c’est vrai que ça prend une grosse partie.
Pierre : A partir du moment où tu ne peux plus sortir du boulot et être tranquille, ta vie est modifiée.
GA : Oui, carrément. Après tu as aussi le côté où tu fais de la musique toute la journée, c’est un rêve ! J’étais cuisinier, pendant dix ans j’ai trimé, à me faire des horaires de fou, quatorze heures par jour, à ramener des salaires bidons à la maison, manger des pâtes et de l’eau, essayer de boucler les fins de mois, et là tu fais de la musique TOUTE LA JOURNEE : des fois tu te dis que le sacrifice, il en vaut presque la peine ! C’est incroyable. Je ne pensais même pas que ça m’arriverait dans ma vie de pouvoir faire de la musique toute la journée, c’était vraiment plus qu’un rêve, même un fantasme ! Ca ne pouvait pas se réaliser. Et là, si tu te donnes les moyens et si tu as des gens qui te suivent, c’est vrai que c’est 

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Raphie : Oui, mais tu vas beaucoup plus faire attention aux gens qui ne vont pas t’aimer parce que ça va plus te toucher donc pendant un moment tu risques aussi d’avoir l’impression que personne ne t’aime, parce que les 2-3 petits trucs où on va t’en envoyer, tu vas dire m***, tu vas généraliser, quoi. : si ça se trouve il n’y a personne qui m’aime, si ça se trouve tout le monde pense pareil.
Jérémy : Et c’est là que c’est bon de retourner aux sources…
Raphie : Oui, c’est là où l’entourage est très important. Pourquoi vous êtes venus là, il ne faut jamais oublier pourquoi
Alexia : …je n’arrive pas à connecter sur le fait que les gens me voient
Raphie : Tu vas t’en apercevoir très vite quand tu vas sortir.
GA : C’est une émission de télé avant tout. C’est ni plus ni moins que ça…

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GA et d’autres sortent sur le perron.

GA : Ah, c’est marrant.
Pierre : Tu regrettes le château ?
GA : Non, non pas du tout, mais c’est marrant…ah, ils ont rajouté une caméra là, sur un pylone en plus ! Ah, génial. Vous avez toujours les micros dans les arbres ?
Pierre : Oui. Tu en as un là !
GA : ok. Mais dans les arbres, ils étaient super vicieux ceux là, parfois on se débranchait, on parlait, et ils nous entendaient trop bien. C’était énorme.
Raphie : De temps en temps j’ai des flashs, j’hallucine de te voir là !
GA : Oui, tu m’étonnes : trois ans après.
Raphie : Ca fait vraiment bizarre.
Pierre : Et toi, tu es resté jusqu’à quand ?
Raphie : Quinze jours avant la fin. Il a fait la demi-finale.
GA : C’était long, très long. Trois mois et une semaine, c’est super long. En tout cas après moi, les autres ont fait deux semaines de plus.
Pascal : Deux semaines de plus à deux ?
……..
GA : Tu imagines comme j’ai pu flipper moi, je me suis dit, je vais peut être me retrouver avec Emma et Nolwenn tout seul (rires), à l’époque comme on s’entendait super bien je me suis dit : oh la la, ça va être apocalyptique
Question inaudible
GA : Non, pas du tout, mais pendant le château. Maintenant après, non, ça on est en contact et  c’est quelqu’un de très bien, il n’y a pas de problème
Raphie : Et puis tout le monde évolue, tout le monde bouge aussi…
Une fille : Emma, il paraît qu’elle marche bien…
GA : elle a trouvé son créneau assez vite…
Garçon : Qu’est ce qu’elle fait maintenant (Nolwenn) ?
GA : Là elle prépare son deuxième album…elle a un timbre assez hallucinant, c’est assez gros quand tu l’entends chanter, c’est assez flippant
Retour sur la cuisine
Retour sur le perron
Pierre : C’est votre année où vous avez pris des tomates sur la présentation à Virgin ? ou je ne sais pas quoi, il y a eu des projectiles…
Grégoire : ce n’était pas cette année, c’était la première (ou troisième ?)
Raphie : A chaque fois de toutes façons qu’il y a une sortie, tu as aussi des gens qui sont contre, et qui viennent quand même
GA : mais c’est ça qui est marrant, c’est que même les gens qui n’aiment pas, ils sont là
Raphie : Eh oui ! C’est une occasion en or pour certains de venir se défouler.
Un garçon : Il y en a qui passent du temps à écrire des lettres et puis des choses sur internet. Moi je sais que je n’aime pas, ben je n’écoute pas !
Pierre : mais c’est ça qui est fou en fait, tu te poses la question à un moment donné, tu te dis mais si ça ne t’intéresse pas, regarde pas …
Raphie : mais oui, évidemment, mais tu n’y peux rien…
Un garçon : si le souci de la liberté était une valeur pour eux…
GA : oui, c’est clair …

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Emilie : En tout cas, Georges-Alain, c’est un plaisir de t’avoir parmi nous
GA : Le plaisir était partagé, c’était cool
Emilie : il y a plein de zicos qui me disaient : c’est un truc d’enfer, c’est un truc d’enfer ce qu’il va sortir. Il y a pas mal de zicos je crois qui connaissent tes zicos et qui ont tous dit : achetez ! Et surprise et agréablement surprise, c’est super
Pierre : ça me fait ? dans un sens moi. Parce que je me dis qu’il y en a qui sortent de la Star Ac et qui ont quand même pu faire un truc intéressant
Raphie : attends, Sofia, elle a fait ce qu’elle a voulu ; Patxi il est en train de faire ce qu’il veut, GA fait ce qu’il veut, dans ceux que je connais bien
Brouhaha…. Tout ce qu’il y a après ?  
GA : moi, ce que je t’ai dit, c’est ce que j’ai vécu personnellement, il ne faut pas faire d’amalgame, chacun voit midi à sa porte, moi je l’ai vécu de telle façon, d’autres l’ont vécu autrement ; c’est juste qu’il y a des points de repère pour tout le monde qui sont le château, un peu l’effervescence qui se passe dehors, la tournée, mais après le reste c’est propre à soi même…brouhaha…ce qui va t’arriver dehors, c’est tellement (geste de qq chose de gros)
Grégoire : oui mais te dire qu’il y a un mec qui pourrait arriver juste pour nous emm**** quoi
GA : Ca arrive – mais ce n’est quand même pas fréquent…ce qui est plus fréquent, c’est les gens – même sans parler d’aimer forcément – qui sont curieux : alors, StarAc, comment ça se passe ? Ils aiment bien savoir, les rouages, ce qui se passe réellement, et dans l’absolu tu leur réponds, ils sont super déçus, parce qu’en fait ce n’est peut être pas si différent de ce qu’ils s’imaginaient, c’est assez marrant…  
Pascal : Tu as vu les primes ?
GA : …Je ne regarde pas généralement, je n’ai jamais regardé en fait, c’est la première fois que je fais l’effort de regarder un prime parce que je me suis dit que j’irai, donc que je connaisse un peu les gens, et j’ai maté quelques quotidiennes et trois prime, pour un peu savoir ce qui s’y passait. Donc voilà, j’ai vu des gens qui étaient un peu plus proches de moi, des gens un peu moins, mais dans l’absolu, ce que je disais, c’est que ça chante grave…c’est Céline Dion, au prochain prime ?
Garçon : elle chante grave, elle !
GA : Elle est assez gentille en plus, elle met tout le monde à l’aise. Elle est vraiment cool. Je sais qu’elle nous avait tous réunis, tous ensemble, elle était venue nous parler, tout tranquillement, pour enlever un peu tout le stress qu’il y avait, elle est adorable…
Pascal : Je crois que c’est la perfection
GA : Je pense que vous avez eu aussi, côté perfection, Mariah Carey, c’est pas mal aussi, sept octaves dans la voix, il n’y a pas mieux, c’est assez Balèze…(brouhaha)
mais oui, ça me fera plaisir de te voir, franchement, si on peut bouffer et tout, au moment …
Pascal : ah oui, oui ! On se fait du Ben Harper et tout, moi je sors mon truc
GA : Quand tu sors, je ne sais pas, essayes de chopper mon numéro par Raphie…
Pascal : ça marche !
GA : normalement il n’y a pas de problème, vraiment pas de problème…ça le fera bien, on se fera une petite réunion avec les niçois
Pascal : yes ! (rires) Le club des niçois !
GA : c’est marrant

Pascal : c’est délire…j’aurais jamais cru pouvoir…jamais vu…j’hallucine (il parle d’une comédie musicale qu’il a vu avec la SA)
GA : c’était bien ?
Pascal : aïe ! Plein la vue, quoi…
GA : moi, c’est pas trop mon kif, je n’en ai vu qu’une en fait, mais c’est la mieux, je pense  qu’il ne faut plus que j’aille en voir en fait, depuis…
Pascal : ça m’en met plein la vue, c’est visuellement… mais là, ça n’a rien à voir avec une comédie musicale…
GA : les comédies musicales, je ne veux plus aller en voir en fait, depuis « les dix commandements » je ne veux plus…
Emilie : et oui, c’est normal… héé oui…
GA : ça m’a mis une pression énorme, le casting hallucinant, les danseurs, les voix, il n’y avait pas UNE voix qui était : « ah, tiens, ça ne m’intéresse pas ! », tous, c’était énorme !
Pascal : là c’est comme si tu étais dans un film – tu as la scène qui se passe devant toi…


Pascal : musicalement c’est…
GA : ce n’est plus toi…
Pascal : C’est du playback…tu as une PBO, tu chantes par-dessus quoi…
GA : oui, surtout toi qui viens du live, ça doit être compliqué, super compliqué. Oui, mais tu te rends compte que c’est particulier à la télé ! ça fait partie du jeu, mais … c’est bien de ne pas trop s’habituer à ces trucs là, mais en même temps je ne pense pas que tu t’y habitueras …
Pascal : moi je suis un peu tendu parce que…on a  48 heures, côté mémoire c’est pas mon fort, c’est super chaud
GA : oui. C’est le rythme qui est assez hallucinant, c’est vrai que le rythme, quand tu y penses…

Pascal : parce que comme il y a du sport, il y a du yoga, de la danse…tout ça c’est physique, moi j’étais parti sur un truc, bon, à me ramollir en fait, j’ai joué la rascasse, tu vois ce que je veux dire, de minuit à quatre heures du matin, tu … (?),  tu rentres, la ptite vie, la sieste après…
GA : ah c’est chaud, hein ! Oui, ça te donne une hygiène de vie... Maintenant après, je te le dis honnêtement, le naturel revient vite au galop, toute l’hygiène de vie qu’on a pu avoir ici, je t’avouerais que dehors, ça n’a pas été ça : en fait, depuis trois ans je ne fais que de la musique, donc pas trop le temps d’aller m’occuper de moi. C’est vraiment musique, musique, musique, musique ! c’est kiffant, quoi ! C’était pour ça que j’étais venu, donc…
Pascal : avant, tu étais (? )  
GA : non, moi j’étais cuisinier, ça faisait dix ans, si tu veux ça faisait un petit moment que…  je jouais, chez moi, maintenant voilà, quatorze heures par jour de taf, tu rentres chez toi tu es mort, quoi ! donc pas trop le temps . Et ça a été un déclic….
Je m’attendais à repartir bosser et tout …puis, Dieu merci, je suis encore là à faire du son, et  là il y a la belle partie qui arrive, enfin l’album qui sort et aller le défendre sur scène. C’est énorme…c’est énorme ! Ca n’a pas de prix ! C’est mon deuxième bébé

Pascal : (parle de ce qu’il faisait avant la starac)…. je suis rentré dans un groupe à Bordeaux, on a fait une grosse tournée, mais sans disque, grosse tournée, gros truc….… un truc très spécial… un truc de branques… un peu barré, quoi, mais bon pas de disque, pas d’album……groupe de Bordeaux, donc on va toujours sur Bordeaux, Nice, vu que ça me faisait pas bouffer, obligé de jouer quand même dans les bars, tu imagines,
Arno : (s’adressant à un autre groupe sur le perron) La Starac, il paraît que c’est quand même fiable

LONGUE COUPURE

Pascal donne une accolade à GA,  et retour du son
GA : j’ai froid…
Raphie : on ne va pas tarder, hein… ils doivent bosser leurs évaluations
GA : les évaluations (rires)
Pascal : ce qui est cool quand même, c’est que moi, tout ce qu’ils m’ont proposé, ça me va
GA : ça te va ?
Pascal : oui  ya pas un problème, tu vois ; avec Yannick Noah, ça allait, avec Prince, ça l’a fait, tout seul, hier soir, j’ai chanté aussi avec Johnny, seul !
GA : ah yees ! ça c’est cool ! c’est génial ! Tu avais ta gratte ?
Pascal : non, c’est vraiment immobile tu vois… et j’ai vu la salle, tu sais (geste de soulever) : vrouuuuum ! oh ça c’est trop fort
GA : ah c’est bon ça – c’est bien qu’il t’arrive des bonnes  choses !
P j’ai fait aussi un titre de Raphaël, j’adore ce mec – Caravane
GA yes, yes, yes – c’est cool que tu arrives à garder ton univers
Pascal : j’arrive à naviguer, quoi. J’arrive à prendre mes bagages et à m’en foutre un peu, tu vois…
GA : c’est l’essentiel
Pascal : comme disait Richard moi je suis capable de prendre, pour schématiser, dans la même chanson, de prendre quatorze timbres de voix différents !
GA : c’est bien
Pascal : moi ça m’aide à ça, grâce à sa technique, c’est de ne plus …
GA : oui c’est kiffant hein. C’est cool parce que tu avais déjà une bonne expérience et puis maintenant tu acquiers le côté technique qui va t’aider mais grave !
Pascal : c’est ça qui me bloquait – t’arrives pas à finir les chansons parce qu’il y a un truc qui te convient jamais… Et puis en fait on se rend compte que c’était parce que c’était pas construit de chez construit quoi, en fait j’arrive à construire en studio, mais par contre construire la chanson avant …
GA : mais vous avez commencé le studio, là ?
Pascal : heu, oui, oui
GA :  et c’est qui s’occupe, qui fait ?
Pascal :  Manu…..un mec qui a bossé sur l’album solo d…., qui a bossé avec Eurythmics aussi
GA : ah ça a changé
Pascal : …ils n’inventent pas des histoires, ils savent la matière qu’ils ont et ça c’est bien, parce que ça a du sens. Pas un prime que je n’assume pas, pas une éval… si, y’a une éval. Avec duo (il regarde Magali), ça a pas marché…
GA : je l’ai vu
Pascal : t’as un … alors comme ça j’ai été diplomate
GA : oui, tu es resté en retrait
Pascal : sinon, si tu n’es pas diplomate…
GA : oui, mais j’ai vu ; c’est assez marrant parce que c’est la seule que j’ai vu.
Pascal : P..t !
GA : oui mais enfin, je n’ai pas besoin de voir quoi que ce soit pour me faire une opinion de toi, je t’ai dit…donc, du coup, je sais à peu près qui tu es, quoi
Pascal : par moments, jpeux me laisser, un peu…(il jette des coups d’œil au groupe).. eh oui, on continue à grandir tous ensemble
Raphie : allez, on va bouger là !
GA : bon, je vais vous dire au revoir…bonne chance, bonne continuation.
Il serre la main des garçons, embrasse Magali :
GA : salut
Magali : et je te fais la bise en plus de la part de ma sœur qui T’ADORE
GA : c’est cool
Jérémie : elle est amoureuse…
Alexia : à bientôt alors, peut être sur un prime ?
GA : à bientôt, merci de m’avoir reçu !... peut être, peut être…
Pierre : ce serait bien ! Ce serait bien hein…
GA : on va voir, on va voir ça…
Pierre : on peut réclamer, on a le droit !
GA : En tout cas c’était cool, merci, c’était vraiment gentil
Pascal : c’est cool de ta part d’avoir fait un concert ; c’est pas évident ça, de se retrouver comme ça, dans une situation un peu…
GA : oui, et puis surtout moi ; je suis un mec un peu…super tendu..mais franchement ça fait plaisir
Pierre : ça fait plaisir qu’il y ait surtout des gens qui essayent de faire de la musique, avec un grand M…
Pascal (vient faire l’accolade à GA) : bon courage, mec, bonjour à Nice si tu les vois
GA : et n’hésite pas, je te dis, tu demanderas à Raphie au cas où
Pascal : tu viendras faire ( ?)    avec moi
GA : pas de souci ! Bonne continuation tout le monde, (à Maud ) je ne t’ai pas dit au revoir, salut (il l’embrasse)
Il rentre chercher Jean Luc pour le saluer :
GA : Au revoir, merci de m’avoir reçu, bonne continuation, et je suis fan de ta voix, j’ai rarement entendu une voix comme celle là
Jean-Luc : super… merci de ce que tu fais !
GA : peut-être à bientôt, bon courage, bonne continuation
Jean-Luc : on va essayer d’aller le plus loin possible
GA :  je pense que tu sais où tu vas, vous vous battez pour quelque chose de bien…
Jean-Luc : merci beaucoup, GA
GA : Salut, bonne soirée…….
Pierre : Merci, Georges-Alain
Magali lance les applaudissements et tout le monde l’applaudit sur le perron
Il part avec Raphie
GA : …Je n’ai pas l’impression que j’y était, tellement ça a changé. Mais il fait toujours aussi froid !

Mis à jour (Lundi, 13 Juillet 2009 17:40)

 
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