Interview sur RADIO TOTEM – 27 septembre 2005
Emission « Jour J » 18h45
Couvre la Région Midi Pyrénées (6 départements) Extraits ...

[Passage de Central Park]
Animateur (A) : Dans « Jour J » ce soir, je reçois Georges-Alain Jones, bonsoir Georges-Alain…
Georges-Alain Jones (GA) : Bonsoir
A : Alors le Georges-Alain de la Star Academy qui vole maintenant de ses propres ailes et qui nous offre son album « New Jersey ». Pour les gens qui vont découvrir ton opus, déjà, comment pourrais-tu le définir, en quelques mots ?
GA : Je crois que c’est un album varié pop, avec plusieurs influences, blues, rock, groovy à des moments. Voilà, c’est un album de potes avec des musiciens, et c’est un album de rencontres avant tout je pense. C’est pour ça que je suis très content de cet album, parce qu’on a réussi à faire quelque chose qui me ressemble énormément, et pourtant ce n’était pas gagné dès le départ.
A : Pourquoi, ce n’était pas gagné ? On a voulu te coller une image qui n’était pas la tienne forcément ?
GA : Pas du tout, non, on n’a rien voulu me coller du tout, puisqu’en fait au départ, c’est moi qui l’ai produit, l’album ! Donc c’était surtout ça, c’était des conditions un peu bizarres, sans maison de disques, sans réalisateur, on a tout fait avec les musiciens et Yvon Carpentier, l’ingé son, on a tout fait un peu tout seul, donc c’est cool, on est très très très content de ce qui se passe.
A : Combien de temps t’a pris la réalisation de cet opus, Georges-Alain ?
GA : Ca a mis un an et demi
A : un an et demi…on va parler de tes influences, tu en parlais au début de l’interview. On sait que ton père est afro-américain, les influences musicales de tes origines, c’est important et on les ressent sur cet album ?
GA : J’ai toujours du mal à dire si on ressent mes influences sur l’album parce que j’ai l’impression que c’est un peu prétentieux de dire : « oui voilà, j’ai mis tel ou tel truc ! » Sincèrement, je laisse le soin aux gens de le dire, parce que déjà au départ, quand on a enregistré l’album, on ne s’est pas dit : « tien, il faut que ça ressemble à ça, ou ça, ou ça ». On a fait l’album, et il se trouve que peut-être de temps en temps il y a des influences qui ressortent mais c’est complètement involontaire ; maintenant c’est sûr que j’ai beaucoup d’influences afro-américaines de par mes origines, ma tante écoutait beaucoup de blues, de rythm’and blues, de soul, donc voilà…maintenant, si de temps en temps on a de petits relents de ce genre de musique, ce n’était pas volontaire.
A : En tous les cas, on a l’album qui s’appelle New Jersey, le premier single Central Park…
GA : Oui, c’est vraiment par rapport à ma famille, je voulais faire comme un petit clin d’œil, et à mes origines…c’est extra-musical même, à la limite…
A : En 2002 donc, tu as connu la médiatisation grâce à la Star Academy, au jour d’aujourd’hui, avec le recul, que retiens-tu franchement de cette aventure ?
GA : Franchement ? Sincèrement je ne crache pas dans la soupe mais je ne retiens pas grand-chose ; ça m’a apporté beaucoup de choses dans le sens où…
A (le coupe) : la médiatisation, au moins !
GA : Oui voilà, c’est clair, il y a eu la médiatisation – mais en même temps tout le monde a vu comment je la vivais, la médiatisation, ce n’est pas un truc super agréable pour moi. Ce que ça m’a réellement apporté c’est, voilà, la connaissance de Bertrand Lamblot, qui est Directeur Artistique chez Mercury, qui est une personne qui, même quand je suis parti de chez Mercury, était encore là à m’aider, et qui d’ailleurs est directeur artistique sur l’album et a suivi le projet de bout en bout : ça m’a surtout apporté des rencontres, vraiment de très belles rencontres, il n’y en a pas beaucoup, il n’y en a pas tant que ça, mais le peu de gens que j’ai croisé, ce sont des gens très fidèles et très patients, et qui m’ont soutenu à un point…c’est le seul truc que ça m’a apporté !
A : Ca t’agace quand on t’en reparle, Georges-Alain ?
GA : De temps en temps, oui. Maintenant, en parler comme ça, je sais très bien qu’il faut que j’en parle, je viens de là bas, je ne vais pas cracher sur le truc. Mais tout le monde a vu que je n’étais pas super en adéquation avec le programme, ce n’est pas parce que j’ai fait Star Ac que je vais aller dans leur sens à 100%. Je viens de là bas, il n’y a aucun problème, je trouve que maintenant, pour une émission qui dit juger des gens artistiquement, en chantant les chansons des autres et en faisant des chorés, je ne vois pas où on arrive à savoir où les gens veulent aller ! Je pense que c’est devenu plus une émission de télé à laquelle viennent se greffer des personnages, et ces personnages là rentrent dans des cases, et puis voilà !
Moi, j’ai rempli la plus belle case, c’est celle du rebelle, ils étaient bien contents…Voilà, maintenant je pense que tout le monde essaye un peu de rebondir différemment derrière, parce qu’on voit comment fonctionne l’émission.
A : Et puis cet album, tu vas également l’apporter sur la scène, combien de temps tu vas tourner, Georges-Alain ?
GA : Là, la tournée, on est partis sur un petit mois, qui commence le 6 octobre et qui finit le 2 novembre en Belgique. C’est essentiel et je trouve que de toutes façons la musique, en tout cas c’est ma vérité et je ne sais pas si tout le monde pense comme ça, mais moi je pense que la musique n’existe que par le live, en tout cas c’est ce que je cherche absolument, à rester sur scène, des salles intimistes comme on fait là c’est parfait, je pense qu’on va pouvoir donner un peu de vie à l’album, et que ce n’est que comme ça qu’il peut vivre, après je n’ai peut être pas la vérité, mais en tous cas c’est la mienne…
A : On te retrouve le 19 octobre dans la région, ce sera au Kléo à Toulouse…merci beaucoup Georges-Alain en tous les cas
GA : Merci à vous de m’avoir reçu
A : avec plaisir, bon courage, à très bientôt ?
GA : A bientôt.

Mis à jour (Mardi, 14 Juillet 2009 00:58)

 
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